Définition, valeurs et stratégie


C’est entreprendre autrement…


L’Economie Sociale et Solidaire est le terme générique qui désigne les groupements de personnes, et non de capitaux, jouant un rôle économique tels que les coopératives, les mutuelles, les fondations et les associations gestionnaires.

Elle a souvent été confondue avec l’Economie du secteur sociale. De plus, certaines structures du secteur de l’économie Solidaire ne s’identifient pas forcement dans le champ de l’économie sociale. Ces représentations, peuvent ainsi réduire le champ d’intervention de l’ESS à l’insertion, à l’éducatif, au social, …  

En réalité, l’ESS est un modèle économique alternatif  avec une dimension politique d’une « autre économie Â» qui intègre des valeurs telles que la non-lucrativité individuelle, une gestion démocratique et participative, la primauté de la personne sur le capital, l’utilité sociale de son projet…  


Des acteurs, du champ social !

(Source : chambre régionale de l'économie sociale de Bretagne – INSEE 2007)

Les organisations de l’Economie Sociale, dont « l’esprit d’initiative est aux services des hommes Â», apparaissaient comme de véritables acteurs du dialogue social et partenaire social au niveau local et national. Les Présidents, directeurs d’entreprises organisés sous forme de société de personne (mutuelles, associations, coopératives, fondations ou fédérations et particuliers employeur, …) forment l’économie sociales qui est au cÅ“ur de l’économie française. Véritable acteur du champ social aux services des personnes dans des domaines d’intervention très variées, tels que : personnes âgées, handicap, éducation, famille, insertion, animation, enfance jeunesse, sports, formation, service à la personne, …  .

 

Le champ de l’Economie sociale et solidaire, s’organise autour de 4 grands types d’organisation. Ces organisations, répondent à des valeurs et critères en termes de productions, de financement, de protection des personnes et de prise en compte des usagers et publics, que sont  les coopératives, mutuelles, fondations et associations. Représentant 10 % du PIB et des emplois en France. De plus, de part l’évolution des besoins de la société de nouvelles activités s’inscrit dans le champ de l’économie sociale et solidaire, tel que le service à la personne, les crèches parentales, l’insertion sociale, …

 

Les coopératives :

Groupements de personnes qui poursuivent des buts économiques, sociaux ou éducatifs communs. Ce sont des entreprises gérées collectivement par leurs membres, sur la base de l’égalité de leurs droits et obligations. Deux principes structurent leur fonctionnement : celui de la double appartenance selon lequel les membres des coopératives ont à la fois la qualité d’associé et d’usager, et celui de la gestion démocratique qui se traduit par l’attribution d’une voix à chaque membre.

Types de  coopératives :

-       de consommateurs : mouvement coop, Fnac, Camif…,

-       de services (Cuma, Coop HLM…).


Certaines coopératives ont évolué vers des formes d’entreprises plus classiques pour développer de nouvelles activités et s’adapter au marché, par exemple dans les activités financières (Crédit Agricole, Crédit Mutuel…) ou l’industrie de transformation agro-alimentaire (filiales de type sociétés anonymes affiliées à la société mère coopérative), perdant en partie leur spécificité d’entreprise de l’économie sociale. Le secteur de la distribution a, lui aussi, utilisé la structure coopérative pour fédérer des entreprises du secteur marchand (Leclerc, Système U…).

 

Les mutuelles :

Organisations de personnes qui ont développé des activités de solidarité et d’entraide auprès de leurs adhérents. Les ressources issues des cotisations des adhérents sont démocratiquement affectées aux financements des actions qu’elles mènent. La concentration des entreprises de ce secteur fait également évoluer les structures juridiques : au-delà du statut récent de société de groupe d’assurance, le statut de société mutuelle européenne est à l’étude.


Les mutuelles interviennent dans :

 

    La gestion de régimes légaux d’assurance maladie et le développement des complémentaires santé et prévoyance de   différentes catégories d’usagers (MSA, MGEN…).
La gestion de nombreux établissements ou services à caractère sanitaire, médico-social ou social : hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, magasins d’optique, cabinets dentaires, pharmacies… (Mutualité française…). 
Les activités d’assurance des personnes et des biens pour différents regroupements de personnes : instituteurs (Maif), étudiants (Mnef, Smeba…), ruraux (Groupama), zone d’habitation  (Mutouest…),entreprises (mutuelles d’entreprises…).

 

Les Fondations :

C’est l’acte par lequel une ou plusieurs personnes (physiques ou morales) décident d’affecter irrévocablement des biens, droits ou ressources à la réalisation d’une œuvre d’intérêt général et à but non lucratif. Elle peut être reconnue d’utilité publique.

La fondation d’entreprise peut être créée par des sociétés civiles ou commerciales, des établissements publics à caractère industriel et commercial, des coopératives ou des mutuelles, en vue de la réalisation d’une œuvre d’intérêt général.


Les Associations :

La loi de 1901 définit une association comme une convention par laquelle deux ou plusieurs personnes (physiques ou morales) mettent en commun de façon permanente leurs connaissances et leurs activités dans un but autre que de partager des bénéfices. Elles peuvent être de plusieurs types : association déclarée, association de fait ou association reconnue d’utilité publique.

Les associations interviennent dans des domaines très diversifiés comme l’éducation, la formation, la santé, le social et le familial, l’accueil et l’hébergement, l’insertion par l’activité économique, la culture, le sport et les loisirs.

Les associations interviennent souvent en complémentarité ou dans le prolongement des actions de l’État. En effet, elles interviennent et se développent souvent là où les besoins ne sont pas couverts, ni par l’intervention publique ni par les entreprises. C’est pourquoi elles sont à la base de très nombreuses innovations. C’est le cas dans les activités de services à la personne, en plein développement, mais aussi dans celles liées au développement des territoires, avec la notion d’entreprendre autrement. La reconnaissance de l’utilité économique, sociale ou culturelle des activités générées peut amener la fonction publique ou les collectivités territoriales à participer à leur financement. 


Une Stratégie
s’associer, coopérer, mutualiser
(Se) connaître et (se) reconnaître :
Sensibiliser, valoriser, informer le public comme les professionnels des particularités et initiatives des acteurs de l’ESS.

Consolider et développer
les activités sociales et solidaire : Accompagner et mettre en réseau, les structures et entreprises, encourager l’innovation et inventer de nouvelles formes d’organisation.

Développer
les compétences et les emplois : développer les compétences par des actions de formations aux différents secteurs d’activités, créer et consolider les emplois,…

Promouvoir et concrétiser une gouvernance efficace par le développement du dialogue sociale : c
onstruire les bases d’un dialogue social efficace  pour  renforcer la gouvernance des entreprises de l’ESS.

 

Contact

Association c2sol
22 rue Champlain - 56 100 Lorient
. contact@c2sol.fr 

'Roland DELALEE 06 75 03 21 19

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